jeu poétique : acrostiche en rebond

Bonjour à tous

Je vous propose un petit jeu poétique dont la règle est simple

Voici un acrostiche de départ

Bonbon de miel étincelle
En mon cœur acidulé
Notre amour éternel
Où gourmand d’éternité
Invente avec passion
Tutti frutti d’émotions

Le dernier mot de l’acrostiche est « Émotions »

donc celui-ci servira de point de départ au suivant et ainsi de suite

Émotion des mots en cavale
Met en joie mes idées bancales
Où s’affrontent l’amer au charme
Tant peint dans l’épopée des armes
Issue des drames shakespeariens.
Ouvert à tout émoi vaurien,
Nos amours rugissent, meurtris
Sous la fièvre de l’art tari

le mot à utiliser sera « Tari »

à vos claviers, je compte sur vous !

@micalement

Gabrielle

 

 

 

Sentiments intrinsèques

Sentiments intrinsèques

Je vois dans tes yeux couleur du soir
Se lever des milliers de soleils,
Le désir me renvoie en miroir
L’hymen, espérance de merveilles.

A l’angle du regard, je devine
L’esquisse des sillons du bonheur
Et au bord de ma vie se dessine
La promesse d’amour sans frayeur.

Alors, chante aux rives de mon cœur
Le doux souvenir de tes caresses,
Éphémère murmure rêveur
Qu’accuse ma cruelle faiblesse.

Recluse, je t’aime avec mon âme
Comme je t’aimerai avec ma peau.
Qu’importe, pour toi seul, je m’enflamme
Avec la passion de tous tes Ô

Puis perdu, s’évanouir dans la brume
Au cœur d’une dérive d’errance
S’enfuit ton pas, pareil à l’écume
Sur le rivage de ma souffrance

Et le silence étrangle mes nuits,
Je ne suis qu’un mendiant de tendresse
Qui se meurt au jardin de l’oubli
Dans l’étiolement de sa détresse.

Voir le fantôme des illusions,
Vision dantesque de l’avenir,
S’unir, perfide, aux lois du talion.
Lors, j’étouffe l’ire en devenir.

Le Noroît rugit, gronde l’orage,
Dessous mes paupières la pluie roule.
Tu souffles feu et glace. Ô ! Rage !
Déverse ta haine sur la houle.

Entravé d’un désir assassin
J’aspire à la fureur de vengeance
Délire révolté d’un dessein
Gredin, dont l’engeance est déchéance

Sur le parchemin de mes envies
Je l’écris à l’encre de mes veines
Sourire figé du temps trahi
Je t’aime encore malgré ma peine

Gabrielle. E.

Maman

Qu’il est doux ce mot à répéter
Voile d’ange venu vous bercer
Mot tendre, un murmure enchanteur
Apaisant, qui efface les peurs
Et gonfle d’amour les cœurs d’enfants,
Le forgeron de nos sentiments.

Du plus profond de mon cœur d’enfant
J’ai cherché cet amour, cœur battant
J’ai tenté de forcer le destin
Afin que tu me tiennes la main
Et n’ai trouvé que vicissitudes
Défection, carence, solitude,

Puis le temps des immondices vient
Tu m’offres à l’homme qui est tien.
La brisure, descente aux enfers.
Le cœur s’assèche, blessure au fer.
Six années de calvaire et d’errance
Élans de haine et puis la souffrance.

Chaque soir était une terreur,
Avec le jour, supplice et douleur,
Le chantage affectif, la violence
Lot quotidien de l’adolescence.
Inhabitée, révoltée, perdue
Comme une esclave être vendue

Avant de trouver la liberté,
Machine d’enfants à fabriquer,
Solitaire, vaincue et brisée.
Au moins une fois m’as-tu aimée ?
Ô ! Maman, pourtant restée dévouée
Auprès de toi toutes ces années

En soutien, te soigner, te choyer,
Et ne t’ai jamais laissé tomber
J’ai beaucoup donné pour cet amour
Que je cherche encore et toujours.

A vouloir que soit le mot ‘’Maman’’
Égal à la tendresse et l’élan,
Consolation et que sais-je encore
Du manque d’amour qui me dévore.

Gabrielle. E.

Malaise

Malaise

Silence cruel, ô silence!
Déchiré, meurtri, cœur en pleur
Soupire, perdu dans l’absence,
Toi qui l’abandonne à ses peurs

Souffrance rebelle tenaille
Dans ses serres la triste proie
Mortelle cruauté entaille
La confidence de son émoi

Silence, ô silence cruel
Inscrit la trace indélébile
De la pointe de ton scalpel

L’intolérable incertitude
Supplice d’un rêve indocile
Face à sa grande solitude

Gabrielle. E.

Un cri s’élève

Toi, France ! Tu me trahis !
Ecoute ! Déjà résonne
Ton esprit qui déraisonne.

Poète du monde, je suis
Touché, blessé plein cœur
Liberté chérie
Sans toi, je dépéris.

Peu à peu, chaque jour, je meurs.
France égarée, perdue,
Où est ta terre accueillante ;
Faut-il fuir la peur au ventre ;
Qu’es-tu devenue ?

Oubliés les sourires…
Non loin se dessine l’ombre
D’un devenir très sombre
Férocité d’un empire.

Les cris d’opprimés éclatent,
Des chaînes, bruit insolite,
Bâillonnent l’homme qui milite,
Dans les champs, les fusils claquent.

Les geôles, libérées de malfrats
S’emplissent … de résistants ;
De réfugiés résidents ;
De simples défenseurs du droit.

Tout condamné a son étoile
De l ‘émigré au simplet
Passant par d’autre sujet.

Le dictateur se dévoile,
Les inutiles disparaissent
Sans bruit, sans sursis, dans l’oubli.

Le calvaire de la misère surgit
Sans liberté maîtresse.
France ! Rappelle-toi !

Faut-il reprendre la lutte
Pour que cesse cette dispute ?
Pourtant moi, je crois en toi !

France ! Relève le défi,
Réagis, retrouve ton honneur,
Lave, les souillures et les peurs,
De ton sol, chasse la xénophobie !

Gabrielle . E.

Miracle de vie

Miracle de vie

Le front perlé de sueur,
Corps torturé de douleurs
Puis commence la transe

Devant cet inconnu
Tant et tant attendu.
Alors la peur intense

Jaillit au bord des lèvres
Couvre le corps de fièvre
Et rend le verbe sourd.

Haletant, imparfait,
Dans un geste défait,
Le cœur gonflé d’amour

L’ultime cri surgit.
Comme un fauve qui rugit,
Se ramasse, le corps s’arque.

L’habitacle soudain
Délivre son butin
Et son trésor débarque

Sur les rives de la vie
Doucement, sans bruit.
Dans le voile d’un silence

Apparait velours noir
Petite touffe d’espoir
Enfin la délivrance…

Un corps tremblant, rougi
Voici le miracle de la vie !
Dans l’intense émotion

Nous attendons son cri,
Son petit cri de vie
Au creux de nos passions

Gabrielle. E

Meurtrissure

Meurtrissure

Enfant d’un monde en perdition
Visage fleuri de tristesse
Envolé de ta jeunesse
Petit lutin, joyeux luron

D’une démarche d’automate
Voyage, destination enfer
Sur les routes de ta galère
Aux rivages bordés de stigmates

Le vent fouette ton visage
Insensible, tu passe seul
Perdu dans des brumes de linceul
Fantôme dans mon paysage

Et je te regarde, étourdie
Là, poings liés, lassitude
Souffrance de solitude
Aux défis de cet infini.

Gabrielle. E.

Toi, la Marie Jeanne, douceur mortelle

Il va à toi, fébrile, profane,
Ravi de braver l’interdit.
Ta saveur grise sa folie
En un long appel diaphane,
Appel charnel, mystérieux.
En volutes bleues, des rêves,
Son esprit, parcourent sans trêve.
Curieux chemin sinueux
D’un voyageur mégalomane.
La frénésie de l’aventure
Brutale inhibe la fracture,
Le parfum goûté condamne
Son être au plaisir des sens.
Désir impudique qu’enflamme
Le moi impatient et trame,
De vie, ses fils à contre sens.
Il glisse ses pas dans tes pas
Et te suis jusqu’au vertige,
Prisonnier dans les vestiges
Des souvenirs créés par toi.
Âme damnée, ta volupté
Déchire sa candeur virginale,
Le moi, ego transcendantal
Abuse sa raison troublée.
Il va dans ton imaginaire,
A l’abandon, laisse sa vie
Pour une vérité travestie
Loin, très loin de la lumière.
Seul, face au mur de silence
Il chavire sur le fil du temps,
Ta venue sans cesse attend,
Esclave de sa dépendance.
La folie gagne sa pensée,
Dégénérescence subtile
Sublime le songe futile
Et savoure ton mortel baiser.

Gabrielle. E.

Solitude.

Solitude.

Solitaire, fleur d’errance
Tu te perds dans l’oubli,
Livrée à tes silences
Tu fanes ton ennui.

Jonche ton cœur civière
Dans le sous bois altier,
L’âme pleine de lumière
En l’éther familier

La clarté salutaire
Auréole d’espoir
Les amours en jachère

D’un Bonheur illusoire,
Charrie les sens matois
Où s’émousse le moi

Gabrielle. E.