Apocalyse

 

 

Le ciel est livide et mort
Les nuages ne parlent plus
Et stagnent, sombres et chargés
Les volcans crachent des langues de feu
Les montagnes font leur toilette
Aux cendres incandescentes

Les arbres isolés se cachent
Se plient pour résister
Les oiseaux se sont parés de noir
Refusant de voler
Beaucoup sont morts
L’orage gronde en silence
Dans la moiteur et la sueur salée
Quelques chiens efflanqués traînent
Pour une pitance aléatoire

Je suis blessé, baignant dans le sang
D’une indicible absence
Le vide, un gouffre, les abysses
La ville est sans rues
On a bradé les boulevards
A des inconnus trop argentés
Les magasins regorgent
D’étalages vides de tout

Les candélabres s’en moquent
Ils resteront là sans ciller
Croque morts sombres et hideux
N’ayant rien de mieux à faire
Les voici qui comptent les chauve souris
Arrivées en lançant des cris suraigus
Elles annoncent la nuit de l’apocalypse
J’ignore qui je suis, quelle importance
Tout le monde à fui
Vers une autre galaxie
Pour éviter le jugement dernier
Celui que l’on promet
Depuis que je suis né

La ville est squelettique
Les rats se sont réunis en conclave
Pour fêter l’événement
Il y a déjà des rixes entre bandes
Et quelques cadavres imbéciles
Qui jonchent les pavés
Je me réveille brusquement
Suffoquant, sursautant
La ville s’anime
Cinq heures sonnent
Au clocher du coin

 

Rémi dit Pilatom texte protégé 29/07/2017

 

 

Publié par

remicasse

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