Apocalyse

 

 

Le ciel est livide et mort
Les nuages ne parlent plus
Et stagnent, sombres et chargés
Les volcans crachent des langues de feu
Les montagnes font leur toilette
Aux cendres incandescentes

Les arbres isolés se cachent
Se plient pour résister
Les oiseaux se sont parés de noir
Refusant de voler
Beaucoup sont morts
L’orage gronde en silence
Dans la moiteur et la sueur salée
Quelques chiens efflanqués traînent
Pour une pitance aléatoire

Je suis blessé, baignant dans le sang
D’une indicible absence
Le vide, un gouffre, les abysses
La ville est sans rues
On a bradé les boulevards
A des inconnus trop argentés
Les magasins regorgent
D’étalages vides de tout

Les candélabres s’en moquent
Ils resteront là sans ciller
Croque morts sombres et hideux
N’ayant rien de mieux à faire
Les voici qui comptent les chauve souris
Arrivées en lançant des cris suraigus
Elles annoncent la nuit de l’apocalypse
J’ignore qui je suis, quelle importance
Tout le monde à fui
Vers une autre galaxie
Pour éviter le jugement dernier
Celui que l’on promet
Depuis que je suis né

La ville est squelettique
Les rats se sont réunis en conclave
Pour fêter l’événement
Il y a déjà des rixes entre bandes
Et quelques cadavres imbéciles
Qui jonchent les pavés
Je me réveille brusquement
Suffoquant, sursautant
La ville s’anime
Cinq heures sonnent
Au clocher du coin

 

Rémi dit Pilatom texte protégé 29/07/2017

 

 

jeu poétique : acrostiche en rebond

Bonjour à tous

Je vous propose un petit jeu poétique dont la règle est simple

Voici un acrostiche de départ

Bonbon de miel étincelle
En mon cœur acidulé
Notre amour éternel
Où gourmand d’éternité
Invente avec passion
Tutti frutti d’émotions

Le dernier mot de l’acrostiche est « Émotions »

donc celui-ci servira de point de départ au suivant et ainsi de suite

Émotion des mots en cavale
Met en joie mes idées bancales
Où s’affrontent l’amer au charme
Tant peint dans l’épopée des armes
Issue des drames shakespeariens.
Ouvert à tout émoi vaurien,
Nos amours rugissent, meurtris
Sous la fièvre de l’art tari

le mot à utiliser sera « Tari »

à vos claviers, je compte sur vous !

@micalement

Gabrielle

 

 

 

Sentiments intrinsèques

Sentiments intrinsèques

Je vois dans tes yeux couleur du soir
Se lever des milliers de soleils,
Le désir me renvoie en miroir
L’hymen, espérance de merveilles.

A l’angle du regard, je devine
L’esquisse des sillons du bonheur
Et au bord de ma vie se dessine
La promesse d’amour sans frayeur.

Alors, chante aux rives de mon cœur
Le doux souvenir de tes caresses,
Éphémère murmure rêveur
Qu’accuse ma cruelle faiblesse.

Recluse, je t’aime avec mon âme
Comme je t’aimerai avec ma peau.
Qu’importe, pour toi seul, je m’enflamme
Avec la passion de tous tes Ô

Puis perdu, s’évanouir dans la brume
Au cœur d’une dérive d’errance
S’enfuit ton pas, pareil à l’écume
Sur le rivage de ma souffrance

Et le silence étrangle mes nuits,
Je ne suis qu’un mendiant de tendresse
Qui se meurt au jardin de l’oubli
Dans l’étiolement de sa détresse.

Voir le fantôme des illusions,
Vision dantesque de l’avenir,
S’unir, perfide, aux lois du talion.
Lors, j’étouffe l’ire en devenir.

Le Noroît rugit, gronde l’orage,
Dessous mes paupières la pluie roule.
Tu souffles feu et glace. Ô ! Rage !
Déverse ta haine sur la houle.

Entravé d’un désir assassin
J’aspire à la fureur de vengeance
Délire révolté d’un dessein
Gredin, dont l’engeance est déchéance

Sur le parchemin de mes envies
Je l’écris à l’encre de mes veines
Sourire figé du temps trahi
Je t’aime encore malgré ma peine

Gabrielle. E.