Maman

Qu’il est doux ce mot à répéter
Voile d’ange venu vous bercer
Mot tendre, un murmure enchanteur
Apaisant, qui efface les peurs
Et gonfle d’amour les cœurs d’enfants,
Le forgeron de nos sentiments.

Du plus profond de mon cœur d’enfant
J’ai cherché cet amour, cœur battant
J’ai tenté de forcer le destin
Afin que tu me tiennes la main
Et n’ai trouvé que vicissitudes
Défection, carence, solitude,

Puis le temps des immondices vient
Tu m’offres à l’homme qui est tien.
La brisure, descente aux enfers.
Le cœur s’assèche, blessure au fer.
Six années de calvaire et d’errance
Élans de haine et puis la souffrance.

Chaque soir était une terreur,
Avec le jour, supplice et douleur,
Le chantage affectif, la violence
Lot quotidien de l’adolescence.
Inhabitée, révoltée, perdue
Comme une esclave être vendue

Avant de trouver la liberté,
Machine d’enfants à fabriquer,
Solitaire, vaincue et brisée.
Au moins une fois m’as-tu aimée ?
Ô ! Maman, pourtant restée dévouée
Auprès de toi toutes ces années

En soutien, te soigner, te choyer,
Et ne t’ai jamais laissé tomber
J’ai beaucoup donné pour cet amour
Que je cherche encore et toujours.

A vouloir que soit le mot ‘’Maman’’
Égal à la tendresse et l’élan,
Consolation et que sais-je encore
Du manque d’amour qui me dévore.

Gabrielle. E.

OH SOUVENIRS!

Carmen crue,
As-tu lu ,
l’Impromptu.
Carmen crue,
Parla vertu ,
On est choqué,
A la vue d’un canapé.
Carmen crue,
Croque,
Le pet de nonne,
Bonne!
Carmen crue,
Hurluberlue,
T’as la berlue,
Dans la cohue,
Des malotrus.
Carmen crue,
T’es lassée,
Par Du Bellay.
Carmen crue,
Mets ta tenue,
Molière est fier,
De ta carrière.
Cervantes,
Est le bienvenu,
Point de refus!