L’absence

Je frappe à l’huis de ton absence
Porte close, froid et long silence
Rue déserte, les papiers souillés
Volent au vent des mots oubliés

Les candélabres géants erratiques
Figés diffusent leur ombre squelettique
Chargeant la nuit d’une lumière blafarde
Me donnent froid, m’engourdissent

La cité des rêves engloutis s’endort
Au son d’une cloche qui sonne, perdue
C’est l’heure des noctambules, des paumés
Qui déambulent errant au gré des rencontres
Vers des lieux de plaisir aux néons délavés

Je marche dans ma tête, insomniaque
Je contourne et retourne mes pensées
Réfute les fausses vérités, nie l’évidence
Pourquoi ne pas rester dans l’insouciance
Attendre un lendemain dans l’espérance

Le temps qui passe m’est insupportable
Quand me reviendras tu de cette odyssée
Me chanter les louanges de ton passé
Expurger sur mon épaule tes peines
Encore bien présentes, trop récentes

Le petit jour se lève à l’aube de mon espoir
Le soleil peine à sortir de son hivernage
J’attends l’arrivée de ton doux printemps
Je porterai tes valises remplies d’avenir
Chargées de souvenirs ambrés et colorés

Tu me dessineras tes voyages au gré
De tes amours perdues,  d’une passion
Le hasard d’une agréable rencontre

Tu m’écriras tes plus beaux poèmes
Je me laisserai bercer au gré de ta rime
J’aimerai me noyer dans tes flots parfumés
Naufragé volontaire échoué sur ton rivage
Je t’attends jolie et belle sirène

Publié par

remicasse

J'écris poèmes, haïkus et citations

Une réflexion au sujet de « L’absence »

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