La jeunesse

Un poème écrit à l’occasion de l’atelier slam que j’anime au collège, à partir de l’observation des autres jeunes qui m’entourent.
Roland ——————————-

Être jeune,
C’est goûter le présent sans souci du comment
Aimer la dérision, vivre de certitudes
Faire fleurir un printemps qui se fiche du temps
Ne voir en sa jeunesse qu’un tissu d’habitudes.

Arroser chaque soir l’espoir et la folie
Quêter dans les étoiles un nouveau Père Noël
Espérer l’oiseau bleu porteur de l’embellie
Miser sur le futur d’un Monde moins cruel.

Être jeune,
C’est coller à l’exemple trouvé sur le chemin
Exemple salutaire autant que délétère
Et s’en faire un repère, étoile de marin
A suivre s’il le faut sans redouter l’enfer.

C’est s’offrir à tous vents, comme dans le désert
C’est croire que vouloir peut aller sans patience
C’est boire aux sources claires comme aux flots mortifères.
Et pousser son sillon en comptant sur la chance.

Être jeune,
Ignorer les leçons et rejeter les contes
Des bradeurs de morale, ventres ronds, teints vermeils
Ceux qui barrent les routes à l’entrée des envies

Ceux dont le grand souci est leur niveau de comptes
Et le rôle public de vendre des conseils !
Les jeunes sont ailleurs. Ils façonnent leurs vies.

Être jeune,
Ah, la belle cathédrale !
Une richesse vraie que crime est d’ignorer
Fortune précieuse qu’on ne peut piétiner
Où le rêve s’accouple à la réalité
Pour chasser le fatal.

 

 

5 réflexions au sujet de « La jeunesse »

Laisser un commentaire