Danse nocturne

 

Je marche sur le toit de mes pensées
Jusque là je n’avais osé
La peur du vide, d’un coeur stressé
Cueilli dans un jardin de rosée

Aux fleurs justes épanouies
De papillons, au vol réjoui
Les lilas blancs déjà évanouis
D’histoires à peine enfouies

J’y ai vu danser une  ombre
Drapée d’un voile de dentelle
Par une nuit sans lune, sombre
Striée par le vol de pipistrelles

Un piano égrène quelques notes en mesure
Donnant solennité à cette allégorie
S’échappant entrouverte de l’embrasure
Nocturne d’une folâtre fantasmagorie

Je me laissais bercer d’illusions
Équilibriste adepte du vertige
Penseur d’une histoire en fusion
Oiseau aux ailes sans rémiges

Mon jardin de somnambule
S’effondrait sous mes pas
Mal assurés de funambule
Tardif et inutile mea – culpa

Je pris froid de mes peurs renfrognées
Ce jardin soudain, devint maléfique
Mes rêves peu à peu se sont éloignés
D’une prose que j’aurai voulu féerique

J’enferme mes doutes à double tour
Mes angoisses sont à vendre
Ou bien deviendront pitance de vautours
Demain, à nouveau je devrais réapprendre

Rémi dit Pilatom texte protégé 22/03/2017

 

Publié par

remicasse

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