Toi, la Marie Jeanne, douceur mortelle

Il va à toi, fébrile, profane,
Ravi de braver l’interdit.
Ta saveur grise sa folie
En un long appel diaphane,
Appel charnel, mystérieux.
En volutes bleues, des rêves,
Son esprit, parcourent sans trêve.
Curieux chemin sinueux
D’un voyageur mégalomane.
La frénésie de l’aventure
Brutale inhibe la fracture,
Le parfum goûté condamne
Son être au plaisir des sens.
Désir impudique qu’enflamme
Le moi impatient et trame,
De vie, ses fils à contre sens.
Il glisse ses pas dans tes pas
Et te suis jusqu’au vertige,
Prisonnier dans les vestiges
Des souvenirs créés par toi.
Âme damnée, ta volupté
Déchire sa candeur virginale,
Le moi, ego transcendantal
Abuse sa raison troublée.
Il va dans ton imaginaire,
A l’abandon, laisse sa vie
Pour une vérité travestie
Loin, très loin de la lumière.
Seul, face au mur de silence
Il chavire sur le fil du temps,
Ta venue sans cesse attend,
Esclave de sa dépendance.
La folie gagne sa pensée,
Dégénérescence subtile
Sublime le songe futile
Et savoure ton mortel baiser.

Gabrielle. E.

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