CONFIDENCES

Le président – » Monsieur le ministre, quel caprice! ».

Le ministre – » Vous montrez les dents. Je m’éclipse et vais sur le divan! ».

Le président – » Oui  , le divan du psychanalyste! ».

Le ministre – » Exactement et sans supplices! ».

Le président – » Vous êtes décourageant! ».

Le ministre – » En ces temps, c’est rassurant d’être confronté à un analyste! ».

Le président – » Vous manquez d’allant! ».

Le ministre – » Et moi,  je vous trouve compétent! ».

Le président – » Vous flattez mon égo! ».

Le ministre – » De vous, quels propos! ».

Le président – » Faites des vers et prenez vos pinceaux! ».

Le ministre – » Quel tableau, vous cherchez les mots! ».

Le président – » Je résiste à votre écho! ».

Le ministre – » Ayez la grandeur d’un héro! ».

Le président – » Je suis un homme qui résonne! ».

Le ministre – » Que j’admire votre personne . Affronter tant de conflits! ».

Le président – » Je ne crois pas aux repentis! ».

Le ministre – » Vous sembliez pourtant averti! ».

Le président – » Converti!, Vous en mourrez d’envie..? ».

Le ministre – » De quoi! ».

Le président – » De la présidence, pardi! ».

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Roland

LES SEPT PECHES CAPITAUX

 

 

L’AVARICE

Malheur à toi,

Le calice,

Tu le vois,

Et le vice est en toi.

Tu hausses la voix,

Avec des caprices,

De roi.

LA PARESSE

C’est la presse qui ne fonctionne pas,

Et tu poste à la mauvaise adresse,

Ton attestation ne parviendra pas.

Que de tristesse tu gardes en toi.

La messe est dite,

Prends ta valise sous le bras,

Et pars,

Le train n’attend pas.

L’ENVIE

Je te vois,

Je te désire,

Je t’aspire,

Secrétant l’élixir,

Du plaisir

Attrait du désir,

De jouir.

L’ORGUEIL

C’est l’écureuil qui récolte ses noisettes,

Dans la quête d’une autre cueillette.

LA GOURMANDISE

C’st la bêtise qui se déguise,

Dans une tarte aux cerises,

Qui dynamise la couardise,

Et délecte de réglisse,

Séraphine de Senlis.

LA LUXURE

C’est la pureté qu’on savoure,

Pour la convoiter sans amour.

LA COLÈRE

Mène ta guerre,

Militaire,

A cœur de l’armée de l’air.

Vol à main armée,

Ils t’ont raqué,

Les mercenaires.

Sévère destinée!

ART DU LANGAGE

Florence-« Madame,vos cours me désarment! ».

La professeur –  » Deux pas de danse! ».

Florence –  » Des résonances ,  du vague à l’âme! ».

La professeur –  » Silence! ».

Florence –  » Je m’éloigne! ».

La professeur –  » Prends patience! Avance en cadence! De la prestance! ».

Florence –  »  Jouons aux dames! Un quidam! ».

La professeur –  » Tu prends de l’assurance! ».

Florence –  » J’ai une âme! ».

La professeur –  » Garde la distance! »

Florence –  » Mon partenaire se pâme! ».

La professeur –  » Quelle inconstance! ».

Florence –  » Il veut vous plaire, j’en ai l’air! ».

Lucien –  » Etais-je bien! ».

La professeur –  » Tu es sincère dans ton jeu! ».

Florence –  » Arrête un peu, Lucien, je te préviens, je t’en veux! ».

La professeur –  » Soyez heureux! Sur la scène, on cache sa peine! ».

Lucien- » Jamais, je ne me gène! ».

Florence –  » Ne sois pas morveux! ».

La professeur –  » Quelle indécence!  On se tait en ces circonstances! ».

Florence –  » Il n’est pas courageux! ».

Lucien –  » Je vais te faire un aveux! »

Florence –  » Que veux tu dire! ».

Lucien –  » Tu m’inspires! ».

La professeur- » Allez, les amoureux! Et toi, Lucien, soit valeureux! Tu dois montrer de l’élégance, de la pertinence! ».

Lucien-  » Oui, de l’impertinence! ».

La professeur –  » Pas d’arrogance! Maintenant, vous êtes unis! ».

Lucien –  » Pour la séance! ».

La professeur –  » Je vous promet la délivrance! ».

Lucien – » Je meurs d’impatience! »

La professeur –  » Cesse tes remontrances! ».

Lucien –  » Je m’abstiens! ».

La professeur –  » Tiens toi bien! Vous êtes comédiens! ».

Lucien –  » Je le sais bien! ».

 

Reine d’acajou

Reine d’acajou

 

Un coeur brodé de dentelles
Tenu par une ficelle
Plane au vent, chante crécelle
Sa chemise sans bretelles

S’envoie en l’air, un cerf-volant
L’attraper, bel affriolant
Battant des ailes, l’ortolan
Monte vers le soleil brûlant

Dans l’azur de ses prunelles
Délicate coccinelle
Habillée tout en flanelle
Véritable Pimprenelle

Vêtue de ses beaux habits blancs
Ses cheveux volent ondulants
Sur ses épaules, dénudant
Le trouble du jeune galant

Elle voudrait poser toute nue
A jouer, sotte ingénue
Sur une pierre biscornue
Lui souhaiter la bienvenue

Visiter le jardin désir
Ses douceurs pouvoir les choisir
L’éphèbe voudrait s’en saisir
Déguster les fruits du plaisir

Un peu gauche, elle le conduit
Au doux pêché de chair, l’induit
A frôler son petit réduit
Et en titiller le produit

Timide, le rouge aux joues
N’ayant jamais vu de joujou
Peur de casser ce cher bijou
Aux fines couleurs d’ac

Reine d’acajou

 

Un coeur brodé de dentelles

Tenu par une ficelle

Plane au vent, chante crécelle

Sa chemise sans bretelles

 

S’envoie en l’air, un cerf-volant

L’attraper, bel affriolant

Battant des ailes, l’ortolan

Monte vers le soleil brûlant

 

Dans l’azur de ses prunelles

Délicate coccinelle

Habillée tout en flanelle

Véritable Pimprenelle

 

Vêtue de ses beaux habits blancs

Ses cheveux volent ondulants

Sur ses épaules, dénudant

Le trouble du jeune galant

 

Elle voudrait poser toute nue

A jouer, sotte ingénue

Sur une pierre biscornue

Lui souhaiter la bienvenue

 

Visiter le jardin désir

Ses douceurs pouvoir les choisir

L’éphèbe voudrait s’en saisir

Déguster les fruits du plaisir

 

Un peu gauche, elle le conduit

Au doux pêché de chair, l’induit

A frôler son petit réduit

Et en titiller le produit

 

Timide, le rouge aux joues

N’ayant jamais vu de joujou

Peur de casser ce cher bijou

Aux fines couleurs d’acajou

 

Rémi dit Pilatom 

Double face

Je reflète ce que tu n’es pas !

Je ressens ce que tu ne dis pas!

Mais ton regard de pierre enflammé

Brûle ma face, fige ton sourire.

Ne me dis pas que la pierre ne vit …

Je sens ton courant, en moi couler,

douleurs, sans te voir, peuvent frémir .

Ne me dis pas que la pierre ne vit !

Je regrette ce que tu n’es pas !

Je souffre ce que tu ne dis pas!

Tes lèvres de Joconde me content

Cette dualité qui nous fait,

Ne me dis pas que la pierre ne vit..

Ton cœur bat si fort que je l’entends,

Face à face, fondu presque parfait.

Ne me dis pas que la pierre ne vit !

Je reflète ce que tu n’es pas !

Je ressens ce que tu ne dis pas!

Jdl