Paradis liberté ( en hommage à Roland )

A l’aurore je partirai, mes blancs cheveux
Me l’ont dit, la lune d’or gris s’est excusée
Faux prétexte, ce n’est pas la nuit des aveux
Les astres aux yeux brillants s’en sont amusés

Pourquoi m’en offusquer, le moment est venu
Se préparer vers une autre destinée
Heureux d’avoir posé des couleurs soutenues
Cultivé la prose, les fleurs les butiner

À l’aube de mes années, mon soleil se couche
Fatigué d’avoir existé trop longtemps
Le chant du cygne soudain me touche
Martial, impérial, la clique des pénitents

Déjà quelques amis pour ce dernier voyage
D’un pas hésitant sont devant trop tôt partis
Préparer mon lit de plumes bordé de nuages
Et fêteront mon arrivée dans l’empathie

Nous nous gobergerons à l’auberge du ciel
De souvenirs coquins, taquiner le malin
Nous retrouver ici, étant bien l’essentiel
La chère y sera bonne, l’air cristallin

Plus de guerres, ni de souffrances provoquées
Là-haut l’amour est une douce dictature
Je pars, cheveux blancs au vent vouloir les troquer
Pour une auréole d’ange immature

Rémi pour Roland le 06/02/2018

Hommage à Roland

Bonjour à tous

Après un moment de silence suite à la disparition brutale de notre Président et ami Roland, je vous propose de lui rendre hommage par un texte ou une poésie en son honneur

Vous pourrez me les faire parvenir par mail afin que je puisse les mettre en ligne sur votre blog à l’adresse suivante

gabrielle.e@orange .fr

Je vous remercie de votre participation

@micalement

Gabrielle Egger

Pour écrire un poème

Il faut bien peu de mots pour écrire un poème
De simples mots qui flânent qu’on cueille sur la grève
Des mots pierres d’étoiles qu’au vent du temps on sème
Des mots lettres d’espoirs d’un alphabet du rêve.

Ces mots arrangez-les en un bouquet du cœur
Ornez-les joliment du miel de l’émotion
Et laissez le bonheur et son souffle vainqueur
Les dorer de beauté de tendre passion.

Dans le cœur trempez-les !
Encore du cœur
Rien que du cœur !
Parfumez-les toujours
De la sincérité
Du vrai et de l’amour.

D’une douce musique qu’ils soient bien balancés
Que le lecteur s’en trouve emporté enlacé
Ciselez le détail qui ornera le tout
Votre poème grandit… le plaisir est au bout.

Dilemme du poète

Pour faire un poème j’ai tout

Une superbe langue
Tout un million de mots
Une vie luxuriante
Des passions bouillonnantes

Mais

L’inutile du présent
Le tumulte des élans
Le désordre du dedans
Le tourbillon de ce temps

Pour faire un poème je n’ai rien
——Roland ——-

Attention, danger : de bien jolis poèmes nous sont offerts sur ce blog. Mais presque tous demeurent sans écho ! Nous le savons trop bien, cette attitude s’interprète de diverses façons : le temps, réponse passe-partout, le manque d’habitude, réponse plus plausible et enfin la retenue, liée au risque de… déplaire.
Et pourtant, le partage n’est que minimum dans l’affichage. Il est bien plus riche dans le propos et l’opinion, dans l’avis et le point de vue, dans la critique et l’interrogation, dans la suggestion et la discussion.
Alors ! Et si l’on ouvrait ici une nouvelle rubrique rien que pour ceux qui le veulent bien? Je vous en propose un titre: « Mon grain de sel ». Dans cette rubrique, chacun s’exprimerait librement à propos de ce qu’il a lu, ici ou là sur ce blog. Chacun y dirait, y questionnerait, y répondrait sans barrière ni censure.
Qu’en pensez-vous ?
Si quelques-uns sont d’accord avec cette idée de « dialogues sur les mots », je veux bien ouvrir et amorcer la dite rubrique.
Merci d’avance
Roland ———————–

Adagio

Adagio

Sur la lagune
Les bleus océans
Se mire la lune
Les alizés troublants

Chantent sur la dune
Un air doux caressant
Les étoiles une à une
Irisent le ciel fluorescent

Symphonie nocturne
Adagio florissant
Les ombres dansent en passant
Démesurées sans honte aucune

Chassant le songe taciturne
Le désamour confessant
L’oubli de vieilles rancunes
Un soir de festin trop appétissant

Une mouette fêtarde importune
Le silence des agneaux naissants
Du pré salé sous l’œil de Saturne
Qui veille attendrissant

Ses pas de velours sur la callune
Là ou les amoureux passionnément
Cherchent un début de fortune
Premiers amours évanescents

 

 

 

Rémi dit Pilatom texte protégé 02/05/2017

 

Acrostiche en rebond ETOILES

Etoiles au dessus de mon océan
Tantale je deviens, en perds la raison
Oppressé, mon cœur s’emballe
Ivre d’un désir, de folie
Les corps s’emballent dans une lutte
Enivrée, débridée, spasmes
Sans retenue, perdus dans le jardin d’ Eden

mot à utiliser : Eden

remicasse

J’écris poèmes, haïkus et citations